Territoires insulaires : l’économie circulaire en mode Outre-mer (1)

Un atout pour l’émancipation des DOM-COM

L’économie circulaire a-t-elle sa place en milieu insulaire ? Comme sur n’importe quel territoire, les changements de production ou de consommation du citoyen et au sein des entreprises pour préserver les ressources impliquent la prise de conscience et l’engagement de tous les acteurs. Mais sur une île, le périmètre géographique limité, et les importations majoritaires de produits rendent les démarches un peu plus compliquées. Des Antilles à La Réunion, des îles du Ponant à la Corse en passant par Saint-Pierre-et-Miquelon, ces territoires témoignent pourtant d’une volonté d’engagement fort. Car plus que toute autre région ou département métropolitain, c’est leur habitabilité et l’avenir de leurs habitants qui sont en jeu. Première escale en Outre-mer.

Les territoires d’Outre-mer, constitués en majeure partie d’îles, sont situés à des milliers de km de l’hexagone, et vivent bien souvent dans un environnement naturel spécifique, parfois sous l’influence géographique et économique d’autres pays dont les règles divergent de la législation française ou européenne. Mettre en place une stratégie d’économie circulaire relève bien souvent du défi, malgré un terrain propice au réemploi, à la mutualisation de produits ou d’usages, au recyclage local, aux circuits courts. Pour Cyril Adoue, consultant expert économie circulaire, au service du cabinet Indiggo, les contraintes insulaires en termes de gestion de déchets, de l’eau ou de l’énergie peuvent devenir des leviers et des opportunités au changement. Si la production d’énergies renouvelables et la gestion de l’eau est assez bien ancrée sur plusieurs territoires d’outre-mer, l’économie circulaire reste balbutiante.

Pourtant, plusieurs îles françaises, proches ou éloignées de la métropole, connaissent l’économie circulaire depuis longtemps, intégrée aux traditions culturelles, mais délaissée peu à peu, au profit d’une société de consommation, synonyme de modernité et du tout jetable. Revenir à ces pratiques peut sembler aujourd’hui rétrograde pour des générations d’insulaires. Comme en témoigne Marine Gaudin, en charge des sujets sur l’économie circulaire au CESER (Conseil économique, social, environnemental régional) : « on a perdu les traditions en une génération, alors qu’il y a plus de cinquante ans, l’économie circulaire faisait partie du quotidien. Nos grand-parents ont voulu la modernité et le confort mais ils ont perdu des pratiques que nous voulons remettre au goût du jour comme les circuits courts, le réemploi, la réparation, la mutualisation de produits et d’usage ».

A la Réunion, l’économie de la fonctionnalité est au coeur de plusieurs projets animés par un nouveau club de l’EFC, créé en juin 2019. Inspiré par le réseau de l’IEEFC, l’équipe locale a tissé des relations avec de nombreuses entreprises réunionnaises. Marine Gaudin anime également le jeune club : « Outre les passerelles que nous déployons, l’idée est de sensibiliser les citoyens, de les former et de les accompagner dans leur démarche ». Par ailleurs, la CPME (Confédération des PME) de la Réunion publiera en fin d’année, une étude sur le potentiel et l’existant de l’économie de la fonctionnalité. Selon elle, le soutien de la Région et de l’Ademe crée une véritable émulation sur l’île. Plusieurs projets sur le recyclage et le réemploi de palettes bois, de produits d’entretien, de jardins partagés prennent forme. Dans ce registre, l’association Ekopratik organise des ateliers de réparation d’appareils ménagers du quotidien, et comptabilise sur son site les tonnes de déchets évitées. « Cela a permis notamment de réparer de nombreuses marmites électriques de cuisson du riz, aliment culinaire de base sur l’île, et éviter une mise au rebut systématique de ces produits, souligne Marine Gaudin. Les mentalités changent mais cela prend du temps. Nous connaissons le terrain et le problème de préservation des ressources. Aujourd’hui ce qui manque, c’est une tête de réseau unique pour animer, encadrer et diriger les actions publiques et privées ».

Les déchets, ce fléau

 

Que ce soit aux Antilles, à la Réunion, en Polynésie ou à Saint-Pierre-et-Miquelon, les conséquences environnementales et économiques des importations systématiques de produits et biens de consommation s’avèrent aujourd’hui désastreuses. La gestion des déchets est au coeur de cette question : depuis des années, la difficulté porte sur la construction de filières de collecte et de traitement efficaces et viables. C’est valable pour pratiquement tous les gisements (VHU, DEEE, batteries ou emballages). Que faire de ces produits usagés sur un territoire isolé de 1100 km² comme la Martinique ou 242 km² comme Saint-Pierre-et-Miquelon ? En l’absence d’infrastructure de traitement industriel, renvoyer les flux de déchets vers le continent (français ou pays le plus proche) demeure la pratique la plus répandue. Outre les conséquences écologiques liées au transport ou aux infrastructures de valorisation insuffisantes, ce modèle économique linéaire local prive les insulaires de création de valeur sur leur territoire et d’autonomie. Dans ce cas, si le recyclage des déchets est impossible techniquement et économiquement sur place, pourquoi ne pas envisager d’autres formes de production et de consommation favorisant des boucles plus locales de valorisation ?

Consigne du verre en Martinique

 

Aux Antilles comme ailleurs en Outre-mer, les filières REP restent difficiles à organiser. Parmi les principales raisons évoquées, la collecte et la massification des gisements sont insuffisantes. Dans les emballages ménagers, l’expérience malheureuse de la Sidrep, la seule usine de recyclage de PET issu de bouteilles des Antilles, liquidée fin 2019, montre en effet que la technologie ne suffit pas pour pérenniser une activité. En l’absence de volumes suffisants, le site en surcapacité a été obligé de fermer. Autre critique récurrente relevée par la plupart des responsables insulaires de la gestion des déchets, la certaine rigidité administrative du cadre législatif national et des cahiers des charges des éco-organismes, qui ne sont pas adaptés ni à la configuration insulaire, ni aux spécificités territoriales géographiques, climatiques ou culturelles. Faute d’avoir trouvé la solution parfaite venant du continent, les prises de conscience émergent peu à peu, portées par les élus insulaires, les associations de citoyens, mais aussi les pouvoirs publics régionaux.

Spécialisé sur différentes thématiques environnementales, le cabinet de conseil et d’ingénierie Inddigo a été sollicité il y a plusieurs mois par l’Ademe Martinique pour travailler sur l’économie circulaire en territoire insulaire. Parmi les projets ciblés, figure la consigne des emballages en verre pour boissons et préparations culinaires, en vue de leur réemploi. Jusqu’à présent, le verre provenant des bouteilles et des pare-brise est broyé par Martinique Recyclage. Cette matière est donnée gratuitement aux particuliers. Quelques entreprises du BTP le récupèrent également pour de la sous-couche routière. Pour Livia Flavien, chargée de mission Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT) pour l’association Entreprises & Environnement, cette situation est un non sens, alors que les brasseries et distilleries importent leurs bouteilles de l’hexagone. « Dans ce contexte spécifique, il est avant tout nécessaire de créer une chaîne de valeurs et impliquer tout le monde car contrairement à la métropole, l’île a beaucoup moins de concurrence. La porte d’entrée consiste déjà à mobiliser tous les acteurs sur la réduction des ressources » explique Cyril Adoue. La consigne du verre s’inscrit ainsi dans une stratégie d’économie circulaire portée par la Cacem (Communauté d’agglomération du centre de la Martinique) et l’Ademe régionale.

Les produits d’Outre-mer peuvent bénéficier de mesures de réduction ou de réemploi des emballages. C’est le cas avec le projet de consigne du verre en Martinique

L’étude engagée par le cabinet Indiggo sera rendue fin septembre sur les aspects techniques, environnementaux et économiques. Les produits concernés par l’emballage en verre sont le rhum, le lait, la bière, l’eau gazeuse, mais aussi les jus de fruit, les confitures, le piment. Des produits locaux, en général, qui favorisent les circuits courts et une production insulaire. « Plusieurs petits producteurs sont d’ores et déjà intéressés par la démarche, mais il faut aussi et surtout convaincre la grande distribution, qui a le monopole, de jouer le jeu pour favoriser ces produits à la vente », indique Carole Miller, consultante et en charge de l’étude chez Inddigo. En amont de la chaîne, l’idée serait de standardiser certains emballages (bouteilles, pots ou bocaux) pour faciliter leur réemploi. En aval, une étude économique sur la collecte et le transport de ces emballages montre la pertinence d’une mutualisation des coûts logistiques et de lavage pour rendre cette opération rentable, face aux produits importés. La mise en oeuvre d’une unité de lavage mutualisée ou adaptée sur chaque site de production est par ailleurs à l’étude.

« Casser les habitudes et lever les freins psycho-sociaux »

Pour Charlotte Gully, chargée économie circulaire à l’Ademe Martinique, ce nouveau modèle est une nécessité en territoire insulaire, bien que pas si simple à mettre en place : « face à une forte dépendance des importations en tous genres (équipements, alimentation), la fragilité des éco-systèmes et de la biodiversité est en jeu. Mais pour changer de mode, il faut aussi casser des habitudes bien ancrées et lever plusieurs freins psycho-sociaux. En Martinique, les dépôts sauvages sont récurrents. Les habitants en sont conscients, mais le geste de tri demeure compliqué pour des raisons culturelles et politiques. Cela tient aussi au manque de déchèteries sur l’île, une douzaine au total ». Pourtant, les démarches visant à réduire la dépendance aux matières premières extérieures et à encourager le recyclage et le réemploi sur place sont une évidence, mais l’absence de mutualisation et de massification des gisements freine le développement de filières telles qu’elles existent à l’échelle de la métropole française. D’où l’intérêt de créer des unités industrielles plus petites tout en étant rentables.

Si le recyclage local n’est pas possible pour des raisons techniques et économiques, d’autres moyens sont mis en action, comme l’éco-conception sur les emballages. En aval, le réemploi perce depuis cinq ans avec des acteurs associatifs qui favorisent l’insertion professionnelle sur l’île. En 2018, l’Ademe a lancé un AAP économie circulaire pour encourager la réparation. « On espère la mise en œuvre d’ateliers de réparation et de pièces détachées dans l’électroménager d’ici à cinq ans, ajoute Charlotte Gully. La filière textile est un exemple à part en Martinique, créée il y a cinq ans. Le taux de collecte y est très élevé (1000 t/an), grâce au rôle de l’association ACISE qui dispose d’un parc de bornes de collecte et d’une boutique de revente. Un pré-tri est réalisé sur place avant d’expédier les textiles usagés en métropole, mais quelques pistes de recyclage ont pu être mises en œuvre comme la confection de chiffons d’essuyage, remplaçant ainsi les produits importés ».

Une vingtaine de synergies EIT

 

A l’instar de la Guadeloupe qui a démarré il y a trois ans, la Martinique mise sur le déploiement de l’écologie industrielle. La démarche a été lancée en septembre 2019 suivie d’un atelier de concrétisation organisé avec 26 entreprises. Mais avec la pandémie, tout a été mis en sommeil. Depuis juillet dernier, de nouvelles rencontres ont eu lieu et des synergies émergent, animées et encadrées par l’association Entreprises & Environnement. Résultat, en à peine un an, une vingtaine de synergies a vu le jour, rassemblant des entreprises du BTP, une compagnie maritime, des commerçants, des petites et grandes structures. Parmi elles, une ferme bio développe un projet agro-touristique et commercialise ses produits en circuits courts. Elle a récupéré gratuitement auprès d’un industriel de l’agro-alimentaire, des équipements en inox (3 grands bacs, 48 paniers, 2 séchoirs), pour déployer une nouvelle activité de séchage de fruits et légumes. Cet échange a permis une réduction de l’enfouissement des équipements en inox et la création de deux emplois.

Synergies d’entreprises en Martinique sur les échanges de palettes bois

Dans le centre de l’île, une entreprise produisant des produits chimiques et ménagers a récupéré des palettes auprès d’un distributeur de produits de loisirs et sportifs. Ces palettes servent désormais de support pour exporter des produits ménagers vers la Caraïbe. Le réemploi de palettes neuves est ainsi assuré tout comme les économies sur l’achat de palettes et les coûts de gestion de palettes usagées. Dans le sud, une entreprise du BTP a cédé 120 m3 de déchets d’enrobé à une entreprise de collecte et transport de déchets pour renforcer le sol de ses 2 parking de camions. Plusieurs bénéfices à la clef : réduction de déchets inertes et économie pour l’entreprise de transport en évitant d’utiliser du béton. Autre synergie, celle d’une entreprise de la grande distribution ayant besoin de stocker 20 conteneurs de marchandise, suite à des travaux urgents dans ses locaux. Après contact au sein du réseau de l’association Entreprises & Environnement, une entreprise du BTP s’est portée volontaire pour accueillir gratuitement ces conteneurs pendant cinq mois sur son site. Des pistes de synergies se dessinent également, dans le secteur artistique et de l’industrie (miroiterie), le monde de la pêche et celui de la distribution, le secteur agricole (maraîcher) et la grande distribution.

L’Amérique, partenaire commercial malgré tout

 

En dehors de la gestion des déchets, de la collecte au recyclage, le réemploi et la réparation sont plus difficiles à mettre en œuvre, en l’absence d’impulsion et de mobilisation de tous les acteurs publics et privés du territoire, admet Karine Claireaux, maire honoraire de Saint-Pierre et présidente du réseau CompostPlus. A plusieurs milliers km des eaux chaudes caribéennes, l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon, au sud de Terre-Neuve, vit les mêmes frustrations que ses consœurs insulaires des Antilles. Avec un peu plus de 6300 habitants dont seulement 600 sur Miquelon, les deux îles cherchent depuis quelques années à développer une forme d’autonomie vis-à-vis de la métropole en ce qui concerne la gestion de ses déchets. Ce territoire revient de loin alors qu’il y a dix ans à peine, la majorité de ses déchets ménagers et assimilés finissait dans un grand trou.

Saint-Pierre (26 km2) et Miquelon (241 km2)

Aujourd’hui, des relations, bien que difficiles, sont nouées avec le Canada pour l’exportation de certains flux d’emballages comme le papier-carton et le plastique. Saint-Pierre vend ses déchets d’emballages au Canada ou aux Etats-Unis et perçoit en retour une rétribution. « Cela n’empêche pas les blocages sur la gestion de certains déchets, liés à une réglementation française qui ne tient pas assez compte de nos particularismes, déplore Karine Claireaux. Nos besoins sur la collecte et la logistique de certains flux comme les batteries usagées ou les DEEE par exemple nécessitent une autre organisation que celle adoptée en métropole. En raison des petites quantités générées, de l’ordre d’une centaine de tonnes, nous avons néanmoins obtenu l’autorisation de ne pas séparer tous ces flux dans différents conteneurs, lors de leur envoi vers l’hexagone. Pour d’autres gisements, le territoire réfléchit à une meilleure gestion in situ ». Exemple avec le verre issu de flaconnage qui se retrouve désormais broyé en carrière pour intégrer les sous-couches routières. Même démarche pour les biodéchets transformés en compost sur l’île et utilisé par ses habitants. Tout a basculé en 2015 avec les premières collectes sélectives du verre puis des emballages légers, suivies par la collecte séparée des biodéchets. Un centre de pré-tri a été associé à ces collectes pour préparer les matières à leur recyclage à l’export ou vers la métropole. En 2019, Saint-Pierre a valorisé 1172 tonnes de déchets ménagers et assimilés (66 % du gisement), incluant les exportations. Ce gisement composé à 60 % de verre et de biodéchets a ainsi été valorisé localement.

Les quelque 250 entreprises locales du BTP, du commerce, du tertiaire, de la pêche et les administrations commencent à jouer le jeu en matière de prévention et de réduction des ressources. Avec des exemples précis comme le développement du vrac en distribution alimentaire pour éviter le tout plastique. Dans le secteur automobile, les garages ont choisi de récupérer les pneus pour éviter leur mise en décharge. Par ailleurs, des déchèteries et des recycleries ont vu le jour pour promouvoir la réparation et le réemploi (mobilier, matériaux de construction etc.), plutôt que d’expédier systématiquement ces produits usagés vers le continent, comme seule alternative à l’enfouissement. L’Outre-mer trouve peu à peu dans ces actions locales, des opportunités sociales, économiques et environnementales. Malgré les efforts ou les sacrifices importants que cela demande à court terme, ces îles ont tout à gagner en devenant des laboratoires grandeur nature pour l’économie circulaire.

La Martinique revoit sa politique de mise en décharge

Le centre de stockage de Petit Galion arrive à saturation

Le Syndicat Mixte de Traitement et de Valorisation des Déchets de Martinique gère plusieurs activités comme le centre d’enfouissement, trois centres de tri, la future plateforme de pré- traitement mécano-biologique des OM, une plateforme de broyage de déchets verts et des déchèteries professionnelles. Deux installations, le centre d’enfouissement et l’unité de valorisation énergétique, seront en travaux durant le second semestre 2020. Sur l’ISDND, l’alvéole A2 actuellement en service arrive en fin d’exploitation. Les travaux pour la mise en service de l’alvéole A3 ont pris du retard en raison de la crise sanitaire. Cette installation fonctionne donc uniquement sur l’alvéole A2 dont les capacités sont réduites. Compte tenu de ces restrictions, le centre de stockage n’accueillera désormais plus de déchets d’entreprises, jugés valorisables, d’ici quelques semaines. Après 18 ans de fonctionnement, l’incinérateur va également subir d’importants travaux pour améliorer ses performances. Une partie des déchets qui y est actuellement traitée, sera détournée vers l’ISDND. Une procédure commune d’admission des déchets dans les installations du SMTVD devra être présentée par tout producteur de déchets, dès septembre 2020. Cette procédure sera l’occasion de généraliser le tri 5 flux au sein des entreprises selon l’association Entreprises & Environnement. De son côté, la CCI a mis en ligne un guide des déchets des entreprises de Martinique pour soutenir et conseiller le tissu économique local.

Crédits : Saint-Pierre-et-Miquelon, Entreprises & Environnement

Savoir :

  • La French Tech Polynésie est à l’initiative du concours international Tech4Islands Awards dont l’objectif est de faire émerger des solutions innovantes et rapidement déployables tant au niveau environnemental qu’économique. Elle a reçu 186 candidatures pour sa deuxième édition, plus de trois fois le nombre reçu l’année dernière. Parmi elles, 13 proviennent de Polynésie française, et deux sont particulièrement dans l’air du temps, à savoir la valorisation des déchets et l’économie circulaire. Remise des prix en avril 2021 à Tahiti.
  • Depuis 2007, le pôle d’innovation Synergîle, basé en Guadeloupe est adossé au pôle de compétitivité national Capénergies. Synergîle compte une soixantaine d’adhérents, installés ou ayant des activités en Guadeloupe, Martinique ou Guyane. Ce pôle d’innovation est constitué de trois départements : ingénierie de l’innovation énergie et matériaux ; Observatoire Régional de l’Energie et du Climat (OREC) et Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT), mise en place en novembre 2018.

A lire :

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« L’Echo circulaire a cessé sa parution mais l’actualité de l’économie circulaire continue d’être suivie par "Déchets Infos". »

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