Bruxelles-Capitale se dote d’un parc à matières organiques

L'Europe soutient IRISPHERE

La Région Bruxelles-Capitale bénéficie depuis quelques années de l’aide européenne à travers le fonds FEDER. Parmi les projets soutenus dans le cadre de la programmation 2014-2020, IRISPHERE promeut l’économie circulaire. Son ambition : mettre en application le principe selon lequel « les déchets des uns peuvent devenir les matières premières des autres ». Les premières actions émergent, avec entre autres, la création d’un parc à matières organiques courant 2018.

IRISPHERE a été lancée en 2012 dans le cadre du programme Interreg IVB C2C BIZZ, par la Société pour le Développement de la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB), devenue citydev.brussels. Ce projet a pour ambition d’encourager sur l’ensemble de la région bruxelloise, des synergies économiques et écologiques entre entreprises. Il est porté par un large consortium d’acteurs bruxellois (bureaux d’études, chambre de commerce, opérateurs, infrastructures, entreprises d’insertion etc.) comme citydev.brussels, le porteur du projet, EcoRes, Greenloop, Lateral Thinking Factory, BECI, l’Agence Bruxelles Propreté, Atrium, Bruxelles Environnement, la Communauté Portuaire Bruxelloise, greentech.brussels by impulse.brussels, La ferme Nos Pilifs et le Port de Bruxelles.

L’objectif est d’aider les entreprises locales à utiliser des flux de déchets en les transformant pour leur propre activité ou leurs besoins. Les experts partenaires du projet guident les entreprises bruxelloises qui en font la demande via un accompagnement individuel ou collectif. Tout au long du processus, ces entreprises peuvent développer des partenariats durables dans trois domaines : l’échange de flux – le déchet de l’un devient ressource secondaire de l’autre ; la mutualisation des achats et des services, qui permet de réduire les coûts d’achat, de livraison et d’utilisation ; la transformation intermédiaire ou upcycling qui fait intervenir trois acteurs dans cette boucle vertueuse.

Parc à matières en 2018

 

La création d’un parc à matières organiques de proximité pour les entreprises et les collectivités, testé par la Ferme Nos Pilifs, s’inscrit dans ce dispositif. La gestion des bio-déchets est un enjeu de taille en de Région Bruxelles-Capitale. Près de 300 000 tonnes de déchets organiques bruxellois sont actuellement détruites par incinération chaque année. En cours de mise en conformité sur le plan environnemental, sanitaire et alimentaire auprès des autorités légales, ce projet verra le jour au cours de cette année. Les déchets alimentaires des acteurs économiques locaux (entreprises, traiteurs et restaurants de collectivités) y seront récoltés puis transformés en produit fertilisant grâce à la technologie Eco-cleaner. Basé sur la fermentation accélérée, le procédé ne rejette aucun gaz ou liquide et ne dégage aucune odeur. Ce système, inédit en Belgique, traite en 24h maximum, et sur une petite surface, 400 kilos de déchets alimentaires. La Ferme Nos Pilifs exploitera un équipement en vue de traiter annuellement 100 tonnes de déchets alimentaires. En sortie de process, elle produira ainsi 10 tonnes d’amendement naturel de haute qualité.

En plus :

IRISPHERE s’inscrit dans le Programme régional en économie circulaire (Prec), qui a été adopté par le gouvernement bruxellois au printemps 2016. Dans ce cadre, la Région de Bruxelles-Capitale prévoit plusieurs types de soutiens, accompagnements et appels à projet. Une ordonnance (loi au sens régional) en matière d’aide à l’expansion économique, est en cours de révision. Elle prévoit de majorer de 10 % les soutiens accordés en fonction de la « circularité » des investissements. Des modalités de financement sont également lancées via un Fonds d’économie circulaire piloté par finance.brussels. Celui-ci vient d’être créé et sera doté de 1,5 million d’euros.

 

« L’Echo circulaire a cessé sa parution mais l’actualité de l’économie circulaire continue d’être suivie par "Déchets Infos". »

Partagez cet article